 |
|
 |
 | L'assainissement non collectif |
 |
 |
 |
 |
 Chaque jour, vous utilisez de l’eau pour la vaisselle, la douche, la lessive, les WC... Ce sont les eaux usées domestiques. Après usage, ces eaux sont polluées et doivent donc être épurées avant d’être rejetées dans le milieu naturel. De manière générale, sur le territoire syndical, ces eaux usées sont collectées par le biais de réseaux collectifs séparatifs et épurées en station d’épuration. Cependant dans certains cas, un autre type d’assainissement est envisagé.
L’assainissement non collectif, également appelé assainissement individuel ou assainissement autonome, consiste alors à traiter les eaux usées de votre habitation sur votre terrain. Par assainissement non collectif, on désigne toute installation d’assainissement effectuant la collecte, le prétraitement, l’épuration et le rejet des eaux usées domestiques des immeubles non desservis par un réseau public d’assainissement. Cet assainissement est réalisé sur une parcelle selon des techniques qui dépendent principalement de la nature du sol et de la surface disponible.
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
1 - Constitution de la filière
Une filière d’assainissement non collectif est constituée par un ensemble de dispositifs réalisant les étapes suivantes :
La collecte Les eaux usées sont produites à différents endroits de la maison. Il faut d’abord les collecter pour pouvoir les traiter. Toutes les eaux usées de votre habitation : eaux des WC, eaux de cuisine, eaux de salle de bains, eaux de machines à laver mais également les siphons de sols intérieurs doivent être collectées, de la même façon que si vous étiez raccordés au réseau collectif, puis dirigées vers l’installation d’assainissement non collectif.
Le prétraitement Il est effectué : > soit par une fosse toutes eaux qui reçoit l’ensemble des eaux usées collectées dans l’habitation, > soit par un bac dégraisseur qui recueille les eaux grasses (cuisine, salle de bain et lave-linge) et une fosse septique qui recueille les eaux des toilettes. Les matières solides qui se déposent et s’accumulent dans la fosse devront être régulièrement évacuées, au moins tous les 4 ans (sauf circonstances particulières) : c’est l’opération de vidange des ouvrages de prétraitement. En sortie du prétraitement, les eaux sont débarrassées des particules indésirables et peuvent ainsi être traitées par le sol.
L’épuration des effluents : le traitement L’élimination de la pollution est alors obtenue par infiltration des eaux dans le sol ou dans un massif de sable, grâce à l’action des micro-organismes qui y sont naturellement présents. Elle est réalisée prioritairement par épandage à faible profondeur. Lorsque les caractéristiques du site ne permettent pas l’installation d’épandage, il est fait appel à des dispositifs de substitution (filtre à sable par exemple) avant évacuation.
L’évacuation des effluents Elle est obtenue : > de préférence par dispersion dans le sol (la protection des eaux souterraines est assurée sauf situation hydrogéologique exceptionnelle), > le cas échéant par rejet vers le milieu hydraulique superficiel (fossé, cours d’eau,...) dans le cas de sols trop imperméables sur la parcelle.
L’évacuation dans le sous-sol par l’intermédiaire d’un puits d’infiltration, n’est autorisée que par dérogation préfectorale. Le puits d’infiltration seul ne permet pas d’épurer l’eau.
|
|
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
La fosse toutes eaux doit se situer le plus près possible de l’habitation, afin de limiter les risques de colmatage par les graisses de la conduite de collecte des eaux usées domestiques. L’épandage doit être alimenté par un dispositif assurant une répartition homogène des eaux. Il doit être situé hors zones destinées à la circulation et au stationnement de tout véhicule, et hors cultures, plantations et zones de stockage. Le revêtement superficiel doit être perméable à l’air et à l’eau. L’utilisation de bitume et de béton est donc interdite. Il est obligatoire de garder cette surface engazonnée. L’implantation du dispositif de traitement doit respecter les distances minimum suivantes : > 5 m par rapport à l’habitation et aux habitations voisines > 3 m par rapport à une clôture de voisinage ou un arbre, > 35 m par rapport à un puits ou un captage d’eau potable.
L’ensemble des informations contenues dans les pages suivantes se réfère à la norme expérimentale XP 16-603 (référence DTU 64.1) et à la réglementation en vigueur.
Règles de bases : Implantation de la filière : > hors zone de circulation et de stationnement de tous véhicules et charges lourdes > hors cultures et plantations > équipements accessibles pour l’entretien
voir le schéma d'implantation
Les contraintes du terrain Elles sont liées aux caractéristiques de votre parcelle et en particulier : > au sol : perméabilité, épaisseur, possibilité de rejet de l’eau traitée... > à la présence d’eau : niveau de la nappe d’eau souterraine (nappe phréatique), sources > à la pente du terrain > à la surface disponible et à l’encombrement de la parcelle (limite de propriété, présence d’un potager, d’arbres, d’un accès à un garage...) > à l’existence de puits à proximité
Les techniques de traitement seront choisies en fonction des contraintes du terrain.
|
|
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
Le prétraitement par fosse toutes eaux ou fosse septique et bac dégraisseur
La fosse toutes eaux reçoit l’ensemble des eaux usées domestiques. La fosse septique reçoit les eaux issues des toilettes. Les eaux de salles de bains, cuisine, lave linge... sont dirigées vers un bac dégraisseur. Ce type d’installation n’est aujourd’hui quasiment plus utilisé, il est préférable d’installer, en cas de création ou de réhabilitation d’une installation d’assainissement non collectif, une fosse toutes eaux.
La fosse est destinée à :
> la liquéfaction partielle des matières polluantes contenues dans les eaux usées, > la rétention des matières solides en suspension ou émulsion et des déchets flottants.
Elle dirige les effluents septiques débarrassés de leurs matières solides vers le dispositif de traitement et protège l’épandage contre un risque de colmatage. Les fosses génèrent des gaz toxiques qui doivent être évacués par une ventilation efficace, assurée par un extracteur placé à la sortie de la fosse, et prolongée jusqu’au dessus des locaux d’habitation.
Dimensionnement de la fosse toutes eaux : Nombre de pièces principales inférieur ou égal à 5 : 3 m3 de volume minimal. 1 m3 par pièce supplémentaire au dela de 5.
Dimensionnement de la fosse septique : Nombre de pièces principales inférieur ou égal à 5 : 1,5 m3 de volume minimal. 0,5 m3 par pièce supplémentaire au dela de 5. |
|
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
1 - Les contraintes du sol
Les paramètres à prendre en compte pour choisir la filière la mieux adaptée sont : > L’aptitude du sol à l’infiltration > La perméabilité du sol, > Le niveau et la nature de la couche rocheuse, > Le niveau de remontée maximale de la nappe. > L’environnement du site > La pente du terrain, > L’existence d’exutoires superficiels, > Les installations environnantes (puits, habitation voisine, captage d’eau potable,...) > La végétation, > Les servitudes diverses.
2 - Choix de la filière
Le volume de la fosse toutes eaux est fonction des caractéristiques de l’habitation concernée (nombre de pièces principales). De même, les caractéristiques techniques du traitement dépendent des contraintes du sol.
Quelques exemples : Quel volume pour une fosse recevant toutes les eaux usées ? Habitation de 5 pièces au moins : 3 m3, 6 pièces : 4m3, 7 pièces : 5m3. Epuration : si possible, utilisation du sol en place ou apport d'un sable de substitution lorsque le sol est inadapté. Disposition du traitement : enterré dans la parcelle ou mise en place au dessus du terrain naturel (tertre). Dispersion des eaux traitées : en général dans le sol, sous le dispositif ou exceptionnellement, récupération des eaux épurées puis rejet en surface.
3 - Les contrôles réalisés
Dans le cadre d’installations neuves ou réhabilitées deux contrôles seront réalisés : le contrôle de conception et d’implantation. En parallèle de toute demande d’urbanisme ou pour réhabiliter la filière existante, le propriétaire devra retirer une demande d’installation au SIARV ou en mairie, il devra ensuite adresser au Service Public de l’Assainissement Non Collectif un projet de filière conforme à la réglementation en vigueur. Après validation explicite du projet par le SPANC, les travaux pourront être réalisés. Un second contrôle aura lieu en cours de réalisation des travaux : le contrôle de bonne exécution.
Par la suite un contrôle régulier de l’installation aura lieu environ tous les quatre ans : le contrôle de bon fonctionnement et d’entretien. Tous ces contrôles seront facturés renseignez-vous auprès des services du SIARV (01.69.83.72.20). |
|
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
Ci-après vous sont présentés les textes règlementaires liés à l'assainissement non collectif :
* Décret du 3 juin 1994 : collecte et traitement des eaux usées ; * Arrêté du 6 mai 1996 : prescriptions techniques applicables aux systèmes d’assainissement non collectifs, modalités du contrôle technique exercé par les communes. * Circulaire du 22 mai 1997 : recommandations pour la mise en œuvre des nouvelles dispositions concernant l’assainissement non collectif ; * Norme expérimentale XP P16-603 d’août 1998 - référence DTU 64.1 : mise en œuvre des dispositifs d’assainissement autonome ; * Norme NF EN 12566-1 de mars 2000 : petites installations de traitement des eaux usées - partie 1 : fosses septiques préfabriquées.
Code Général des Collectivités Territoriales :
* Art. L 2224-8 et suivants : Relatifs aux services d’assainissement.(1) * Art. R 2224-22 : Préservation de la qualité des eaux superficielles et souterraines par les systèmes d’assainissement non collectif.(1) * Art. R 2333-121, R2333-122, R 2333-126, R2333-128 à R 2333-132 : Institution, montant, recouvrement et affectation de la redevance d’assainissement non collectif.
(1) ces textes sont issus principalement de l’article 35 de la loi sur l’eau du 3 janvier 1992 et du décret N°94-469 du 3 juin 1994 relatif à la collecte et au traitement des eaux usées.
Code de la Santé Publique :
* Art. L1311-2 : Fondement légal permettant au maire de prendre par arrêté toutes dispositions particulières en vue d’assurer la protection de la santé publique notamment dans le domaine des installations d’assainissement non collectif. * Art. L1331-1 : Obligation pour les propriétaires d’immeubles non raccordés au réseau de se doter d’un assainissement autonome dont les installations seront maintenues en bon état de fonctionnement. * Art. L1331-11 : Accès aux propriétés privées des agents du service d’assainissement pour assurer le contrôle des installations d’assainissement non collectif et leur entretien si la commune a décidé sa prise en charge. * Art. L1331-8 : Pénalité financière applicable aux propriétaires d’immeubles non équipés d’une installation autonome, alors que l’immeuble n’est pas raccordé au réseau public de collecte ou dont l’installation n’est pas en bon état de fonctionnement.
Depuis 2006, la loi a évolué : « les nouveautés »
La Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 (LEMA) rend certaines actions plus incitatives :
ARTICLE 46 de la LEMA
Délai de mise en conformité : Article L 1331-1-1 II du Code de la Santé Publique: le délai de mise en conformité des installations d’Assainissement Non Collectif (ANC) est fixé à 4 ans suivant la réalisation du contrôle par la collectivité compétente.
Accès aux propriétés privées : Article L 1331-11 du Code de la Santé Publique: 2°/ En cas d’obstacle à l’accès de la propriété privée pour la réalisation du contrôle d’ANC, paiement d’une somme définie à l’article L.1331-8
Cas des transactions immobilières : Article L 1331-11-1 du Code de la Santé Publique : Lors de la vente de la construction, le document établi à l’issue du contrôle d’ANC doit être joint au dossier de diagnostic technique (cet article du Code de la Santé Publique n’entrera en vigueur que le 1er janvier 2013).
ARTICLE 54 de la LEMA
Périodicité des contrôles : Article L 2224-8 III du Code Général des Collectivités Territoriales : Le contrôle d’ANC doit être réalisé au plus tard le 31 décembre 2012 puis selon une périodicité qui ne peut excéder 8 ans.
Le SIARV a fixé la périodicité des contrôles à 5 ans.
De plus, lors du premier contrôle de vos installations, tous les documents techniques en votre possession permettant de s’assurer des parties non visibles du dispositif devront être présentés aux agents chargés du contrôle.
|
|
|
 |
 |
 |
Contact SPANC : 01 69 83 72 20 |
 |
|
 |
 |