SIARV, Syndicat Intercommunal pour l’Assainissement de la Région de Villeneuve-Saint-Georges
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lettre d'info



 Eaux usées


Avant toutes choses, une définition :

Les eaux usées sont les eaux ménagères (lessive, cuisine, bains) ainsi que les eaux vannes (wc).

Destination : la station d’épuration (Valenton, Val-de-Marne).


 Le principe :

L’évacuation des eaux usées doit être complètement distincte de celle des eaux pluviales.

Ce principe issu des règlements sanitaires départementaux, est repris dans le règlement d’assainissement du Siarv. En effet, des eaux usées rejetées dans un réseau d’eaux pluviales aboutissent sans traitement dans le milieu naturel (rivières, plans d’eau...) et les polluent.

Pour ce faire, le Siarv réalise depuis de nombreuses années des travaux de mise en séparatif des réseaux.

Pour les travaux, se pose alors deux cas :

1 – la rue concernée ne dispose d’aucun réseau d’évacuation des eaux (assainissement autonome). Le Syndicat réalise alors des travaux, il va donc mettre sous la chaussée deux canalisations ; une sera destinée aux eaux usées, l’autre aux eaux pluviales.

2 – il existe déjà un réseau sous la chaussée. Ce réseau est appelé « pluvial unitaire », il avait pour vocation de collecter les eaux pluviales plus les eaux de sortie de fosses septiques. Source de pollution, car il rejoint directement le milieu naturel, il disparaît au fur et à mesure des travaux. La canalisation du pluvial unitaire ne collectera plus que les eaux de pluies. A ce tuyau, il est ajouté un second, qui collecte et transporte les eaux usées jusqu’à la station d’épuration.

Les réseaux d’eaux usées sont en général réalisés en tuyau de fonte assurant une excellente résistance dans le temps. Toutefois, selon la géologie et les besoins, ils peuvent être en : PVC, béton, grès vernissé ou PRV (polyester renforcé verre).

Comme toutes constructions, les réseaux subissent des agressions, il est donc nécessaire des les entretenir et parfois même intervenir ponctuellement sur les ouvrages.
En effet, depuis 1952, le Siarv construit ou réhabilite des réseaux de collecte, certains réseaux sont même plus anciens que cela. Pour limiter les effets du vieillissement, le Syndicat nettoie régulièrement les réseaux par des campagnes de curage par jet à très haute pression (8 bar).
Cependant, après de nombreuses années, les canalisations sont susceptibles d’être endommagées. Elles ne sont alors plus étanches et le milieu naturel pollué. Pour identifier le mal dont souffre le réseau, un mini robot équipé d’une caméra est introduit dans la canalisation pour localiser le lieu et la nature des dégâts. Cette phase est appelée « l’inspection télévisée ».

Les agressions peuvent être de diverses natures : usure des joints entre deux portions de tuyaux, mouvement des sols, racines d’arbres perçant le réseau, corrosion due aux produits ménagers, etc.

Un travail de réparation est alors nécessaire, il est techniquement appelé « réhabilitation ».

Il peut prendre la forme d’une réhabilitation partielle avec une intervention ciblée uniquement sur les endroits endommagés : soit par injection de ciment spécifique ou de résine, soit par l’application d’une section tubulaire composée d’une résine et d’un renfort composite.

Une autre solution consiste, soit tout simplement à échanger la canalisation défectueuse par une neuve, soit réaliser une réhabilitation totale par l’ajout d’une nouvelle paroi composite qui sera appliquée sur l’ancienne.

Hiérarchie des réseaux : le réseau de collecte d’une rue rejoint un collecteur qui lui-même va rejoindre un émissaire qui se rend à la station d’épuration.